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MARATHON DE PARIS 15/04/2012

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1 MARATHON DE PARIS 15/04/2012 le Mer 25 Avr - 21:01

Alors voilà, Rachel a demandé un p'tit compte-rendu et je la comprends ! Trop sympa de lire les aventures des copains ! Ce sera plus sobre que son récit, pas de déco (!), et moins de détails, parce qu'à froid, c'est plus tout à fait pareil. Et maintenant, j'ai la mémoire qui flanche....

L'histoire commence aux alentours du 15 janvier, quand G2 nous a "pris en main", pour ne plus nous lâcher jusqu'au 15 avril ! 3 mois super, qui m'ont permis de ne pas voir passer l'hiver. Les semaines jalonnées par nos RV, le programme des séances à respecter... Bon sang qu'on a eu froid certaines fois ! mais c'était trop bien de vivre ces séances ensemble ! Je remercie au passage les potes qui ont eu la bonté de m'accompagner à mon allure, sur les fractionnés et les sorties (Louis, Cécilia, Nadine, Dom, ...). Quant aux séances coachées par notre G2 et accomplies aux côtés de Rachel, que dire sinon que cela n'a été que du bonheur ! Un coach sur mesure, une copine adorable, tous les 2 d'une gentillesse indéfectible, que rêver de mieux ! Trop top !

Bon, voilà, le vendredi 13 au soir, on prend la route, mon homme et moi, et la boule dans l'estomac se resserre... ça y est ! on y est presque !
Samedi matin, RV avec Hamid Porte de Versailles pour récupérer les dossards et se balader dans le village marathonien. ça fait plaisir de voir un visage ami, on est contents de se retrouver. Hamid et Gilles ne résistent pas aux charmes d'une jeune vendeuse, et lui achètent des chaussettes de compétition (!) Il faut dire qu'elle avait quelques atouts pour les convaincre... Bon, bref, je ferme les yeux, on est dans l'exceptionnel !! Tous les 2 décident de mettre leurs chaussettes neuves pour faire la course et là, je leur dis "stop !" "vous êtes fous !". On sait bien qu'il faut d'abord tester ses affaires et ne jamais rien mettre de neuf le jour de la course ! Mais bon, c'est des garçons, ils n'en feront qu'à leur tête... y'en a un, Hamid pour ne pas le nommer, qui va les laver tout de suite en arrivant dans sa famille, et va les faire sécher sur le radiateur (l'inconscient !) et mon Gilles, lui, ne veut même pas les laver avant... Je les aurai prévenus!!

Dimanche matin, le stress est à son maxi. On prend le métro jusqu'à l'Etoile. Et là.... un monde fou !! Jamais vu autant de monde sur cette place !!! ça grouille dans tous les sens, et y'a même pas l'indication des vestiaires... on suit le mouvement, on commence à envisager de faire pipi pour être tranquilles... la queue aux toilettes, ça craint... j'ai bien un p-mate dans le sac, mais c'est trop la honte de l'utiliser... pas d'autre fille dans le coin pour montrer l'exemple... alors je repère un p'tit parc, et hop ! l'affaire est réglée... C'est bien la 1ère fois que je fais pipi en plein Paris !!!
Nous voilà dans notre sas de départ. Il fait un froid de canard. Heureusement qu'on avait prévu des pulls à jeter plus loin, en plus du pancho en plastoc.
8h45, les 1ers partent et on croit qu'on va partir dans la foulée. Loupé ! on attend quelque chose comme 3/4 d'heure et on a les poils dressés par le froid. Frigorifiés...
Enfin, ça se décoince, on avance et on décolle !!! ça y est ! c'est parti !
On regarde la montre, on se met tout de suite dans la bonne allure (G2, tu peux bien nous surveiller sur Internet, tu pourras pas dire qu'on t'a pas écouté !).
Rue de Rivoli, je dis à Gilles qu'on devrait se mettre en plein milieu de la rue, histoire de profiter un max : pour une fois qu'on peut courir en plein milieu des rues, faut pas se gêner ! ça prend tout de suite une autre dimension !
Je passe devant le café-restaurant où mon Papa a travaillé pendant des années, je lui adresse mes pensées d'amour en espérant qu'il les recevra, là où il est.
Et puis nous voilà devant l'Hôtel de Ville, avec en vue la Bastille. Tous ces lieux familiers me sourient aujourd'hui. Je me sens chez moi, je me sens bien.
On avance sans aucun souci. Pas de bousculade, vu les départs espacés. Les coureurs venus en bande rigolent, font les fanfarons. L'ambiance est cool.
Le parcours est jalonné de ravitos tous les 5 km, largement suffisant. Impeccable. On s'arrête à peine. Juste le temps de prendre ce qu'il nous faut.

Arrivés au semi, Gilles est au top, moi déjà un peu fatiguée, mais sans plus. ça se gère.
Les choses vont se corser au 27/28ème... là, ça devient carrément dur !!! j'en ai déjà plein les pattes, et on est loin d'être arrivés... Gilles voit que je flanche et m'encourage. Heureusement qu'il est là ! Je gémis, je geins, je serre les dents, ... et jure qu'on ne m'y reprendra plus... mais contrairement aux prévisions, je n'engueule pas Gilles ! Il me soutient, ça me rassure. J'ai envie de le croire quand il me dit que ça aller mieux après, qu'il faut passer le mur !
Et il avait raison !!! au 33ème, ça repart, je retrouve l'allure, et Gilles me dit qu'il a du mal à suivre !!! On se parle à peine, des bribes de mots, on s'économise. Quand on n'est plus côte à côte, on ne se retourne même plus pour se chercher, de peur de se déstabiliser, alors on s'interpelle : "t'es où ?" "j'suis là, à gauche" et hop, on se rejoint et on fait bloc.
Entre-temps, on a déroulé les quais, on est passés sous les tunnels, on a vu la Tour Eiffel.
On a perdu en route le lièvre des 4h30 et je suis déçue. Jusque-là, on arrivait à rester dans ses parages. Impossible de le rattraper. Trop loin. Du coup, le moral en prend un coup.
Le bois de Boulogne voit défiler un ruban de coureurs qui ne disent plus un seul mot. Plus personne ne fanfaronne, ni ne parle. Chacun dans sa bulle. Par moments, quand il n'y a pas de groupe pour jouer de la musique, on n'entend que le bruit des baskets sur le bitume. Impressionnant ! j'oublierai jamais.

Depuis déjà pas mal de kms, on double, on double. Y'a plein de gens qui se mettent à marcher, en grimaçant, d'autres qui se mettent sur le côté pour s'arrêter, se masser ou s'étirer. Les crampes semblent être le fléau du moment.
Mais pas pour nous ! rien ! pas une ampoule, pas une crampe ! (finalement, Gilles a bien fait de mettre ses chaussettes de roxor !). Un couac : en voulant dépasser quelqu'un, Gilles me fait un croche-pied et je manque de faire une superbe valdingue ! Je me rattrape je ne sais pas comment, et hop, c'est reparti ! Je ne me reconnais pas. Rien ne m'arrête !
Et puis, enfin, après un virage, l'Arc de Triomphe se découpe au loin. Gilles me crie : "Bri, c'est l'avenue Foch ! tu es presque arrivée !!". ça me donne des ailes, j'accélère, les supporters applaudissent et crient, c'est plein de monde mais je ne vois personne, je cours, je suis une machine... Gilles est là, juste derrière, il ne m'aura pas lâchée d'une semelle ! Adorable !

Dans la dernière ligne droite, une fille qui court près de nous m'encourage à tenir. Ma tête doit en dire long sur mon état de fatigue. J'ai envie de vomir. Ce n'est pas le moment. Je serre les dents, j'entends Gilles qui me lance : "tu la vois la ligne d'arrivée, elle est là, devant toi ! allez, vas-y ma Bri!". Il veut me prendre la main et, pardon mon amour, je ne peux même pas faire ce geste, tellement concentrée, je n'ai plus qu'un but : ARRIVER. Encore une accélération, je donne tout et voilà, C'EST FAIT ! C'EST FINI !!!

4h38, pas de quoi sauter au plafond. Y'en a qui considèrent avoir fait un temps minable à moins de 4h00 parce qu'ils n'ont pas atteint leur objectif.
Je suis tout de même très heureuse, parce que je me suis prouvée que j'étais capable d'aller au bout et parce que j'ai vécu une matinée inoubliable, aux côtés de mon Gilles, dans ma ville. Et voilà, c'est ça le véritable objectif, et il est pleinement atteint.

Il me faudra un moment pour retrouver mes esprits. On est pris en photo. Encore possible de faire un sourire ! On nous donne notre médaille, et on retourne vite au vestiaire car il caille vraiment !
Au retour, le métro est envahi, pire qu'un jour de grève. On fait la queue au moins 1/2 heure avant de pouvoir accéder à la rame. Ce sera très très difficile de descendre les marches pour quitter le métro, on marche comme des papy-mamy, mais bon, on n'est plus à ça près !!!

Voilà. J'espère que je ne vous ai pas trop saoulés.
Dire que je ne le referai sans doute jamais n'a duré que quelques minutes... On s'est vite dit qu'on le referait bien l'année prochaine !!!
Quelle expérience !!!

Merci encore à G2 qui est un super coach, car c'est bien grâce à lui que tout a roulé sur du velours le jour J.
Merci à tous ceux qui nous ont adressé leurs encouragements. C'était formidable de vous savoir avec nous par la pensée.

Bises
Bri


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2 Re: MARATHON DE PARIS 15/04/2012 le Mer 25 Avr - 21:49

Un grand bravo à vous 2. cheers Félicitations bounce

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3 BRAVO BRI !!!!!!!!!!!!!!!!!! le Jeu 26 Avr - 10:32

BRAVO BRI !!!!!!!!!!!!!!!! cheers
Ton récit est tellement chouette !!! plein d'émotion et de courage sunny !!! plein d'amour aussi I love you !!!! J'ADORE !!!!! Quelle belle course tu as faite sunny !!! BRAVO cheers !!! Te voilà marathonienne et chez toi : c'est MAGNIFIQUE !!!!! Et tu as bien raison de vouloir y retourner l'an prochain !!! c'est un marathon magnifique ! sunny sunny

Bravo les Martineaux et continuez les challenges en duo, c'est tout simplement QUE DU BONHEUR !!!! cheers Very Happy Very Happy cheers sunny cheers

Bises à vous deux et encore merci pour ce récit vraiment très beau !!! bom sunny

Rachel

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